Jean Philippe Lafont



Dès l’adolescence, turbulent et vif, Jean-Philippe manifeste un goût passionné pour le sport et tout particulièrement pour le rugby dont Toulouse est la capitale. Il n’imagine pas encore, lui non plus, qu’il illustrera un jour un art dont Toulouse est aussi la gloire : le bel canto.


Après des études secondaires sans éclat particulier chez les Pères de Sainte Barbe, sa vocation est toute trouvée : le sport, il sera professeur de gymnastique. En attendant, il chante sa joie de vivre, à pleine voix, sous la douche des vestiaires de son club de rugby. Un ami, chanteur lyrique, Henri Amiel (il sera plus tard régisseur au Capitole de Toulouse) étonné par la beauté et l’ampleur de cette voix brute de tout enseignement, lui conseille de se présenter au conservatoire de la Ville rose. Il y est reçu et dès le départ manifeste sa personnalité acérée en désertant le cours qui lui est désigné et en choisissant lui-même son professeur, Denise Dupleix qui, auréolée d’une brillante carrière de coloratur, vient d’y être nommée professeur de chant par le ministre de la Culture.

La candeur qu’il manifeste vis-à-vis de cette discipline - il avoue lui-même : « à 21 ans, je ne savais pas lire une seule note de musique et ne voyais sur les portées d’une partition que des petites pipes » - cette fraîcheur n’empêche pas Denise Dupleix de le distinguer parmi tous les autres et de pressentir un potentiel, une voix exceptionnelle où tout est, néanmoins, à construire. La belle histoire commence… Elle n’est pas au début un conte de fées. Comment discipliner cette personnalité et cette voix tout en force et en violence et les amener à pouvoir accéder à un avenir plein de promesses mais terriblement exigeant. Le combat fut au niveau de l’enjeu : rude et mouvementé.


Quelques deux ans plus tard, Louis Erlo, qui venait de prendre la direction du nouvel Opéra Studio à l’Opéra Comique de Paris vient, en 1973, à Toulouse faire passer des auditions et frappé, lui aussi, par le résultat obtenu après ces mois de travail acharné, le retient et le fait monter à Paris dans cette prestigieuse école où sont enseignés au plus haut niveau la diction, le chant, l’interprétation et le théâtre. Un an s’écoule et, en 1974, à 23 ans, Jean-Philippe Lafont effectue sa première prise de rôle, salle Favart, avec le Papagano de la Flûte enchantée. Avec Mozart, sa carrière commence…


Elle va se poursuivre et monter au niveau des plus grands au travers de plus de cent opéras qu’il interprète dans toutes les « grandes cathédrales lyriques » du monde : Garnier, Bastille, Champs-Elysées, Chatelet à Paris, la Scala à Milan, le Metropolitan Opera et Carnegie Hall à New York, La Monnaie à Bruxelles, le Liceo à Barcelone, et tant d’autres Opéras célèbres : Rome, Chicago, Madrid, Amsterdam, Vienne, Florence, Berlin, sans oublier les grandes scènes françaises : le Capitole à Toulouse, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nice. L’été, il chante sous les étoiles dans les festivals les plus réputés : Salzbourg, Aix, Orange, Vérone, Montpellier et il sera l’un des trois seuls français, avec Ernest Blanc et Régine Crespin, à chanter au mythique festival de Bayreuth où il interprète le Telramund et Lohengrin.


Son répertoire sera très étendu, quelques cent rôles en tout. Aujourd’hui, il a décidé de se concentrer sur ceux qui correspondent le mieux à sa personnalité et à la plénitude de sa voix.

En plus des engagements de son agenda pour les prochains mois, de nombreux projets de créations, voire de télévision et de cinéma sont à l’étude, lyriques certes mais peut-être aussi dramatiques.

Jean-Philippe Lafont, un magnifique chanteur mais aussi un formidable comédien, tous les critiques le reconnaissent.

Jean-Philippe Lafont est également coach en prise de parole en public. 

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